PRATIQUE NATUROPATHIQUE : L’ACIDOSE ET SES CONSÉQUENCES

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L’acidose peut être révélée par un pH urinaire acide : nettement au-dessous de 6,8.

Globalement les conséquences d’un terrain acide sont :

  • un ralentissement du fonctionnement enzymatique,

(Or le rôle de ces protéines (les enzymes) est capital dans la construction et la réparation quotidienne de notre corps ; et elles jouent également un rôle important dans la communication au sein de notre organisme) ;

  • Une baisse de notre système de défense immunitaire ;
  • Une déminéralisation (nous savons pourquoi) et ses conséquences : spasmophilie, crampes, douleurs, problèmes dentaires…
  • Formation de dépôts cristalloïdes (exemple : calculs) ;
  • Agression générale de l’organisme : inflammations, irritations (maladies en « ite » : arthrite, sinusite, gingivite…) ;
  • Dégénérescence due à cette agression prolongée (ostéoporose, caries…) ;
  • Fatigue, état dépressif ;
  • Perte de cheveux, peau sèche, eczéma, ongles cassants…

Les causes de l’acidose

Elles peuvent être :

  • Psychiques (stress, manque de sommeil) ;
  • Métaboliques (exemple : une carence en oligo-éléments et en vitamines peut gêner l’efficacité de la dégradation du glucose ; or, l’une des phases de sa dégradation passe par sa transformation en acides appelés M.I.T (métabolites intermédiaires toxiques)).

Ces MIT (qui portent bien leur noms) sont les acides : citrique, pyruvique, lactique, fumarique, oxaloacétique, alpha-cétolutarique, succinique.

Ils seront répandus dans l’organisme avec les effets que nous connaissons, au lieu d’être retransformés en énergie, en CO2 et H2O, et évacués par les urines et la sueur.

  • Organiques (mauvais fonctionnement des principaux organes régulateurs) : surmenage physique, travail physique trop intense, sport pratiqué à l’excès.

L’évacuation des déchets est moins efficace (tout le monde connaît la relation entre acide lactique et courbatures) ; ce facteur sera aggravant si la personne pratique en amont une mauvaise hygiène de vie.

Une personne qui serait stressée à son travail, consommerait une nourriture acidifiante, courrait un grave danger si elle comptait compenser cela en courant un marathon intense, le week-end suivant.

  • Alimentaires (alimentation à dominante acidifiante) :
  • Excès de protéines d’origine animale ;
  • Excès de produits au goût acide (par exemple : citrons, vinaigre de vin) ;

A noter dans ce cas précis, que l’effet des produits acides sera différent selon la sensibilité et le tempérament de chacun. Ainsi le citron aura un effet alcalinisant à faible dose et acidifiant à l’excès.

Ces doses devront être d’autant plus faibles, si l’on est en présence d’un tempérament nerveux qui tolère généralement moins bien les acides qu’un tempérament bilieux ou sanguin.

Aliments acidifiants :

  • Aliments oxydés (conserves, excès de cuisson…)
  • Le blanc d’œuf
  • Les produits laitiers en général, sauf le petit lait
  • Tous les produits raffinés
  • Les légumineuses
  • Les fruits oléagineux
  • Les excitants comme le café, le thé…
  • Les céréales complètes
  • Certains légumes comme les épinards, l’oseille et dans une moindre mesure les haricots verts.

Important :

Aliment acide ne veut pas dire mauvais aliment ; même en cas d’acidose, certains d’entre eux sont indispensables.

Encore une fois, c’est un problème d’équilibre : plus la balance penchera vers une acidification de terrain, plus il faudra privilégier les aliments alcalinisant, dont voici une liste non exhaustive :

  • Protéines : amandes, noix du Brésil ;
  • Hydrates de carbone ou sucres complexes : pommes de terre, châtaignes ;
  • Légumes : carotte, salade, chou, betterave crue ou « décrudie » ;
  • Fruits : fruits secs sauf abricots, bananes, et de façon modérée selon le tempérament pommes, poires, à consommer en fin d’après-midi crues ou en compote.

Autres moyens de régulation 

  • Faire travailler les organes prévus à cet effet. 

¨ Les poumons : Respirez !!!  Par des exercices respiratoires spécifiques (respiration ventrale notamment), la pratique d’un sport quotidien mais non intensif (gymnastique, natation, marche…)     

¨ Les reins : Buvez ! Sans fatiguer vos reins : eau de source (peu minéralisée) drainage léger, exemple : bourgeons de tilleul en gemmothérapie. Le drainage général (intestin, foie) peut indirectement et à moyen terme, libérer les reins qui constituent les derniers filtres derrière les intestins et le foie. La diète et le jeûne ont donc une action positive sur l’équilibre acido-basique.

Gérer ou supprimer quand cela est possible les causes de stress par la sophrologie, la relaxation, le sport non intensif, les exercices respiratoires…

  • Utiliser des compléments alimentaires spécifiques ;

Il existe des compléments alimentaires, à base notamment de citrates alcalins, très efficace pour réguler notre terrain acido-basique (par exemple : Alcabase).

Notre première démarche doit bien évidemment être liée à notre hygiène de vie. L’utilisation de ces compléments ne se fera qu’occasionnellement, en cas d’acidose, jusqu’au rétablissement de notre équilibre acido-basique. Plus naturel, on pourra utiliser plus souvent le petit lait, présenté sous forme de poudre à diluer dans de l’eau.

Comment savoir si notre terrain est acidifié ?

  • Si nous avons des manifestations régulières telles que celles évoquées plus haut : sinusites, gingivites, bronchites, déminéralisation…
  • Par l’utilisation d’un testeur urinaire, exemple : papier maïs (il se compose de plusieurs bandelettes de papier réactif et d’un code de couleurs correspondant à une échelle graduée, généralement de 5,5 à 7,5).

Le test doit se pratiquer vers 10 heures du matin sur la deuxième (ou plus) miction de la journée ; la première étant naturellement plus acide, car chargée d’une élimination active pendant le sommeil.

Si le test révèle plusieurs jours d’affilée une acidité inférieure à 6, le terrain est vraisemblablement acidifié et il faudra agir en conséquence.

A noter

1 – Si vous faites régulièrement ce test, vous vous apercevrez peut-être que les résultats sont variables d’un jour à l’autre, et peut être ferez-vous la relation entre un état de stress passager, un repas trop riche et un PH acide.

Il faut savoir que le PH urinaire, entre autres, varie tout au long de la journée en fonction de notre activité métabolique. C’est pourquoi le test doit se pratiquer, si possible, sur plusieurs jours à la même heure.

2 – Le test a un intérêt indicatif à rapprocher ou non d’autres facteurs significatifs.

Une personne peut être en pleine déminéralisation sans que cela apparaisse sur le test, parce que son corps utilise ses dernières ressources pour équilibrer son terrain (voir l’étape de décalcification au début du cours).

N’attendons donc pas qu’un test révèle une acidose pour équilibrer notre terrain, surtout si notre corps donne des signes évocateurs (voir liste.)

Y-a-t-il à l’inverse des risques d’alcalose et des pathologies s’y rapportant ?

Oui, principalement dans les cas d’alcalose respiratoire, en cas de suroxygénation. Ce phénomène peut se produire parfois de façon mécanique lors d’une respiration forcée, (un risque possible par) une mauvaise pratique du rebirth (méthode thérapeutique par la respiration). Ou spontanée dans certaines crises de spasmophilie ; la parade bien connue consistant à respirer notre propre gaz carbonique en plaçant un sac en papier, ou à défaut en plaçant nos mains sur notre visage, autour de nos orifices respiratoires.

Mais, notre métabolisme et notre mode de vie, dans la plupart des cas, poussent notre terrain vers l’acidose.

Pour conclure

L’équilibre acido-basique est un élément majeur de notre santé. A lui seul, il explique bien des malaises et bien des pathologies plus sérieuses. Maintenir cet équilibre repose sur des actions simples basées sur… des règles d’hygiène alimentaire et nerveuse.

Il ne s’agit pas, vous l’aurez compris, de rejeter les aliments dits « acidifiants » ou toute forme de stress, car nous parlons ici d’équilibre. Les aliments acidifiants ont un rôle bénéfique dans la vie, de même que le stress.  L’excès d’équilibre est aussi préjudiciable !!!  Ne devenons pas des maniaques du test urinaire…

Nous parlerons donc d’équilibre relatif dont la marge est personnelle. A chacun de découvrir la sienne ; il suffit de s’écouter, d’apprendre le langage de son corps et surtout de lui faire confiance !

A bientôt,

Valérie SILVESTRE, naturopathe et formatrice

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Photo : Valérie SILVESTRE

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